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The dirty cinema

The dirty cinema

Sale comme sauvage. Sale comme sexy. Voici une caverne entièrement dédiée aux films de genre, aux déflagrations pelliculées, aux péloches cramées, aux bisseries qui tâchent. Moteur.

Publié le par Dirty Max 666
Publié dans : #BLAXPLOITATION

Je vais trouver cet enfoiré et le tailler en pièces.

Jeannie Bell dans

 

DYNAMITE JACKSON

(TNT Jackson)

de Cirio H. Santiago

États-Unis / Philippines - 1974

Starring : Jeannie Bell, Stan Shaw &

Pat Anderson

SAVAGE SISTA' !

Les attaques à mains nues menées par des femmes dangereuses sont l'un des péchés mignons du Chat qui fume. L'éditeur de dvd vient d'ailleurs de soumettre à nos pupilles ébahis un autre diptyque issu de la "collection action girls". Disponibles depuis décembre 2014, Dynamite Jackson et The muthers sont les deux nouveaux titres qui t'explosent les burnes et te renvoient chez ta mère en chialant. Ne cherchez pas, il n'y a que notre matou à la cigarette pour nous proposer de la blax avec des panthères broyant les valseuses des méchants à coups de tatane. Tourné aux Philippines (pour des raisons économiques, production Roger Corman oblige), l'action de Dynamite Jackson se déroule pourtant à Hong Kong, là où le frangin de l'héroïne s'est fait buter par des trafiquants de dope. Cette héroïne (la nana, pas le narcotique, vous me suivez ?) s'appelle Diana "TNT" Jackson (Jeannie Bell), une karatéka accomplie ayant grandi dans les quartiers chelous de Harlem. La môme n'est pas du genre à se laisser faire puisque à l'âge de 13 ans, elle fait de la taule pour avoir poignardé un foutu marin. Quand elle débarque à HK, la bagarreuse compte bien retrouver les meurtriers de son frère. Pour cela, elle s'infiltre dans le milieu de la drogue et fait la connaissance de l'homme de main du parrain local, Charlie (Stan Shaw)...

Si la galette d'Attaque à mains nues (1981) traîne sur vos étagères, le pitch de TNT Jackson vous dira certainement quelque chose. Normal, le premier est une sorte de remake du second. Et il y en aura même un troisième en 1993 avec Kickangels (aka Angelfist). Derrière cette trilogie dans laquelle une experte en arts martiaux part à l'étranger pour venger l'un de ses proches, on retrouve le même Cirio H. Santiago. Faut dire que l'artisan du Bis made in Philippines n'a jamais tourné le dos à une formule qui marche. Tant mieux puisque l'auteur de Vampire hookers est toujours généreux avec son public, même avec un budget de misère. Le succès de Dynamite Jackson incitera d'ailleurs son metteur en scène à renouer avec la blaxploitation (Trois panthères au combat, The muthers, Le samouraï noir). Un genre auquel il fait ici honneur en offrant un spectacle à l'action tous azimuts et fichtrement rythmé. Avec une heure et onze minutes au compteur, la péloche de Santiago file aussi vite qu'un coup de latte du "Petit Dragon". Pas une once de graisse dans le script coécrit par le grand Dick Miller, l'acteur fétiche de Joe Dante (les deux hommes ont bossé chez Corman). L'ensemble se concentre donc sur l'essentiel : la castagne !

Et dans ce domaine, le spectateur n'a aucune raison de tirer la tronche. Ça se frite (quasiment) tout le temps et (presque) partout. Que ce soit au coin d'une rue, dans un boui-boui ou dans le hall d'un hôtel de luxe, les poings et les pieds parviennent toujours à se frayer un chemin. Parfois, on se flingue aussi, histoire de varier les plaisirs. Sur un terrain vague ou dans une salle de ciné, entre deux séances. Mais ce sont les combats à mains nues qui dominent. Si ceux-ci peuvent apparaître un brin datés, ils ont au moins le mérite d'être lisibles en toutes circonstances, les plans larges permettant d'apprécier les chorégraphies aussi sommaires soient-elles. Certains passages sont même agrémentés de quelques ralentis (cf. le bad guy avec ses couteaux papillons) et de fulgurances gores joliment "in your face" (cassage de bras saignant et fist-fucking abdominal). Sans oublier l'incontournable plan nichons voyant une Jeannie Bell topless affronter ses assaillants dans une piaule exigüe. Une séquence surtout réputée pour ses faux raccords "culottes", le calcif changeant de couleur d'un plan à l'autre... Pas grave, la bonne humeur l'emporte ici aisément sur la rigueur cinématographique. Car distribuer des mandales en petite tenue ne fait pas peur à la miss Bell, elle qui a été remarquée en octobre 1969 dans les pages centrales de Playboy. Pépée vénère qu'il vaut mieux ne pas faire chier, l'explosive Jeannie s'amuse à tout faire péter avec ses panards et ses paluches. Devant elle, Stan Shaw (le boxeur du Snake eyes de De Palma) se la joue Jim Kelly mais peine à convaincre en kick fighter. Pourtant, l'acteur a été un authentique pro du sport de combat et, à ce titre, s'est lui-même occupé des bastons du film. À l'écran, ça ne saute pas vraiment aux yeux mais le bonhomme se montre suffisamment charismatique pour faire illusion. De toute façon, malgré sa coupe afro, ses muscles bien dessinés et ses frusques à la "Huggy les bons tuyaux", le chaud Shaw ne peut rivaliser avec la super soul sister, Jeannie Bell. Girl powa' !

Jeannie Bell en train de mettre une branlée à Stan Shaw dans Dynamite Jackson.

Jeannie Bell en train de mettre une branlée à Stan Shaw dans Dynamite Jackson.

"She's a one mama massacre squad !"

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Rigs Mordo 17/02/2015 20:21

Super chronique qui donne bien envie! Ca semble poutrer pas mal et sans répit, ce qui est toujours une bonne chose pour ce genre de bobines bien typée "exploitation"! Faudra que je tente ça un de ces quatre, merci pour la chro car sans toi je n'aurais sans doute pas été nager dans ces eaux...

Dirty Max 666 17/02/2015 21:37

Mais je t'en prie, Rigs ! N'hésite pas à découvrir ce Dynamite Jackson quand tu en auras l'occasion. C'est du bon cinoche d'exploitation comme on l'aime. Parole d'un bisseux accro aux action girls !